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INTRODUCTION
Paris, capitale de
la France, a vu le jour grâce à son emplacement géographique particulièrement
favorable à l'établissement de la vie humaine et à son histoire, qui s'est
forgée au sceau de celle des rois de France.
Dés l'époque du quaternaire,
les hommes se sont établi sur l'îlot central qui deviendra l'île de la
Cité.
La vie sur cette île
a été rendue possible grâce à la proximité de terres suffisamment fertiles
pour assurer la subsistance d'une population toujours grandissante, mais
aussi grâce aux carrières de pierre et de plâtre qui permettront la construction
d'habitations. Sa position de carrefour commercial reliant la Gaule du
Nord et du Sud, ainsi que son ouverture sur les provinces alentours, ont
permis à cette île de devenir petit à petit une ville particulièrement
attrayante, au centre de moultes invasions et conflits européens.
LUTECE
: VILLE GALLO-ROMAINE
Dés le deuxième âge
de fer, les Parisii (population celte venue de Germanie) s'installent
sur l'île de la Cité, qui portera le nom de Lucoticia et luttent contre
la conquête romaine.
Grâce à des pièces
de monnaie en or qui ont été retrouvées lors de fouilles archéologiques,
on peut penser que, déjà cette époque, Lutèce connaissait une activité
économique importante.
Les romains vont emporter
la bataille de Lutèce et il ne restera de cette ville que des ruines.
Lutèce va alors se dédoubler en deux villes :
- La ville gauloise
reconstruite dans l'île de la Cité suivant les modèles des cités italiennes,
dans laquelle siègera le gouverneur romain.
La cité nouvelle qui s'établit sur la rive gauche. On peut encore y voir
aujourd'hui les traces des vestiges gallo- romain d'alors, comme les Arènes
de Lutèce ou les Thermes dits de Cluny.
La rive droite reste
alors désertée et livrée aux marécages (d'où le nom du quartier du Marais).
La ville sous le règne
romain est prospère et commerciale, elle est d'importance moyenne, et
est constituée d'environ 8000 habitants.
Pendant trois siècles,
la ville va prospérer puis les invasions des « Barbares » ( peuples issus
des régions d'Outre - Rhin ) vont commencer à déstabiliser l'empire romains
dés le milieu du troisième siècle.
Ces invasions ne vont
pas épargner Lutèce, dont les habitants vont se replier sur l'île de la
Cité, site défensif rendu plus efficace encore grâce à la construction
de fortifications. C'est à cette époque que Lutèce prend le nom de Paris
et que le christianisme fait son apparition avec le premier évêque, Saint
Denis.
LUTECE
: CAPITALE MEROVINGIENNE
Le cinquième siècle
est rythmé par les invasions, notamment celles menées par Attila et ses
Huns, qui vont écraser la Gaule mais qui ne toucheront pas le Bassin Parisien
(constituant alors un état Gallo - romain indépendant). La légende veut
que Paris se sauvât grâce au courage d'une petite bergère du nom de Geneviève.
Toujours est-il qu'elle est devenue la patronne de la ville.
Si les huns épargnent
Paris, c'est pour tomber finalement sous le joug des Francs. Paris va
devenir la capitale du royaume de Clovis, et ses successeurs vont y faire
construire de nombreuses églises et basiliques (notamment l'Abbaye Sainte
Geneviève en hommage à la patronne de Paris, l'église saint Germain des
Prés, ou encore le Palais Royal.). La ville se développe alors sur les
deux rives.
LE
DECLIN SOUS LES CAROLINGIENS
Les Carolingiens vont
succéder aux mérovingiens au VII ème siècle et vont déplacer le centre
du pouvoir vers le Nord - Est de la France, plus proche des régions dont
ils sont issus (pays du Rhin.).
L'empereur Charlemagne
décidera d'établir les deux capitales de l'Empire à Rome et à Aix la Chapelle.
Avec la décadence
carolingienne, Paris, qui a perdu son importance politique, est fragilisée.
Elle va être le théâtre de nombreux assauts et sièges de Vickings normands.
La ville résistera
tant bien que mal, mais la ville romaine située sur la rive gauche et
les faubourgs seront anéantis. Pendant un siècle, les parisiens vont alors
de nouveau habiter sur l'île de la Cité.
LA
CITE DES PREMIERS CAPETIENS
Hugues Capet, en 987,
offre à Paris la chance de devenir la première capitale du royaume. C'est
une ville qui s'enrichit alors, grâce à son activité marchande et à ses
grandes voies de commerce par terre (draps du Nord, blé, poissons).
Les rois s'établissent
dans le palais de la Cité et l'île de la Cité construite et peuplée de
façon intense reste le siège du pouvoir royal et épiscopal.
L'évêque Maurice de
Sully entreprend en 1163 la construction de la Cathédrale Notre - dame
qui ne sera terminée qu'en 1330. On voit se succéder les rois Hugues Capet,
Henri Ier, Philippe Ier et Louis VI séjourner dans le Palais de la Cité.
Les fortifications
sont renforcées, notamment aux ponts, alors que la rive gauche est quasi
à l'abandon. Elle sert de terres agricoles.
L'OEUVRE
DE PHILIPPE AUGUSTE
Sous Philippe Auguste,
Paris va devenir un ensemble défensif plus important capable de résister
aux assauts du roi d'Angleterre grâce à la construction d'un épais rempart
qui ceindra aussi la rive gauche (Paris va d'ailleurs rester une ville
fortifiée pendant plus de sept siècles).
Le Louvre, qui servira
alors de forteresse, commencera à être construit à partir de 1180.
La rive gauche va
prendre de l'importance car elle va abriter de nouveaux centres d'enseignement,
indépendants des écoles épiscopales, situées dans le Quartier Latin, qui
draineront avec eux une population d'étudiants venant recevoir un enseignement
à l'Université. L'Université, symbole d'indépendance, assure sur le plan
international la réputation intellectuelle de Paris dés le XII ème siècle.
A la même époque,
se poursuit la construction de la cathédrale Notre - Dame et la création
du marché des Halles. En 1257, Robert de Sorbon, chapelain de Saint Louis,
fonde l'université de la Sorbonne. Le roi Saint Louis ayant sa cour à
Paris, les princes et dignitaires se font construire des hôtels particuliers
à proximité de l'enceinte du Palais royal.
LA
GUERRE DE CENT ANS
Sous Philippe le Bel,
la population parisienne semble atteindre les 200 000 habitants en 1328.
Paris connaît alors une importance politique et financière grandissante.
Cette ville mercantile s'étend davantage sur la rive droite, sur laquelle
les 4/5 ème des contribuables habitent.
Ce fait démographique
entraîne la construction d'une nouvelle enceinte sur cette rive, avec
comme appui les forteresses du Louvre et de la Bastille. A cette époque,
la ville se divise ainsi : l'île de la Cité est le siège du pouvoir royal
et religieux, la rive droite est plutôt commerçante, tandis que la rive
gauche est le centre intellectuel de Paris.
Etienne Marcel (prévôt
des Marchands, qui sera assassiné) fut une figure parisienne de premier
plan, incarnant le mécontentement du peuple parisien (grèves) et s'opposant
au dauphin Charles V. La guerre contre les Anglais, la grande peste de
1348, la captivité du roi Jean le Bon et la faiblesse du Dauphin vont
ainsi engendrer la première révolution parisienne.
Charles V délaissera
alors le palais de la Cité pour s'installer dans la forteresse du Louvre
en 1358.
L'occupation anglaise
et le siège de 1429 en particulier, vont ruiner la ville qui gardera en
son sein, malgré toutes ces difficultés, les organes centraux du gouvernement
royal (Parlement, Chambre des Comptes, etc…). Pour contrôler la
ville, le roi n'accordera pas de Charte de commune à Paris. En contre
partie, il octroiera aux parisiens des privilèges importants, notamment
aux Marchands (d'eau, bouchers, drapiers…). Cette corporation prendra
dans cette période une telle importance que ses représentants s'attribueront
un tribunal commercial, la levée d'impôts et un siège social. Cette montée
en puissance des marchands va leur permettre d'élire une première municipalité.
PARIS
: VILLE DE LA RENAISSANCE
Le XVI ème siècle
va apporter dans toute l'Europe une nouvelle façon d'envisager le monde.
Les rois ouverts aux idées de la renaissance vont s'intéresser entre autres
à l'architecture, et tenter d'harmoniser les façades des maisons parisiennes.
Le Gothique Flamboyant sera au goût du jour (église Saint Séverin, hôtel
de Cluny) puis l'Art nouveau lui succédera (Fontaine des Innocents, palais
des Tuileries.)
Paris redevient la
capitale de la royauté avec François Ier en 1528, qui décidera de reconstruire
la forteresse du Louvre en rasant le donjon et en faisant construire un
palais renaissance à la place des deux ailes du château, et de doter Paris
d'un hôtel de Ville à la gloire de la capitale.
La création du Collège
de France par François Ier réactualise la renommée intellectuelle de Paris
en proposant un enseignement modernisé ajoutant les sciences exactes et
l'humanisme aux enseignements traditionnels.
La Réforme va entraîner
une guerre civile religieuse qui atteindra son paroxysme lors de la nuit
de la Saint Barthélemy (1572) pendant laquelle les Catholiques massacreront
les protestants dans les rues de Paris (entre 15 000 et 60 000victimes),
sous l'ordre de Catherine de Médicis et du Duc de Guise.
La ville détruite
et affamée se dressera contre les rois Henri III (qui fera construire
le Pont Neuf reliant la rive droite et la rive gauche) et Henri IV. Cependant,
ce dernier, en se convertissant au catholicisme, pourra renouer avec les
parisiens et rétablir la grandeur perdue de la ville par de vastes chantiers
de construction (place Dauphine, place des Vosges, poursuite de la construction
du Louvres et du château des Tuileries). Ces chantiers reposeront sur
les premiers règlements d'urbanisme établis par Sully. Cet élan architectural
se perpétuera bien après l'assassinat d'Henri IV. La ville s'agrandira
et de nombreux monuments, places et résidences secondaires se construiront.
Sous Louis XIII, la
capitale rayonne grâce à la création de l'imprimerie royale en 1620, à
celle du Jardin des Plantes et de l'Académie française. L'expansion de
la ville va pouvoir reprendre grâce à de nouvelles fortifications sur
la rive droite. Des quartiers remplaceront la campagne (Faubourg Saint
Honoré, Marais, île saint Louis, Faubourg saint Germain)
Cependant, la Fronde va créer une importante crise économique aggravant
la misère du peuple. Sous Louis XIV, la mortalité l'emporte sur la natalité,
nécessitant la construction de l'Hôpital général.
Louis XIV (le Roi
Soleil), inquiété par le tempérament révolutionnaire parisien (il aura
du fuir Paris enfant) ira s'installer à Versailles dont il fera le siège
du gouvernement en 1682 et laissera le soin à Colbert de mener sa politique
parisienne.
Petit à petit, le
calme revient à Paris et l'on décide de raser les remparts en 1670, en
les remplaçant par une promenade plantée d'arbres et où les arcs de triomphe
remplaceront les portes fortifiées. On peut encore admirer ces anciennes
portes de Paris, par exemple sur les « Grands Boulevards », là où termine
la rue Saint Denis. De grands édifices vont être bâtis sous le règne de
Louis XIV (hôpital Salpetrière, Observatoire, Invalides…) et d'autres
comme le Louvre et le jardin des Tuileries vont être réaménagés. Si Paris
se pare de majestueux monuments dans cette période, le peuple reste quant
à lui, misérable.
LE
SIECLE DES LUMIERES
Paris va s'émanciper
d'un pouvoir royal installé à Versailles et cela jusqu'à la chute de l'Ancien
régime. La Cité des Lettres et des Arts va être le symbole d'une bourgeoisie
intellectuelle dans laquelle philosophes et encyclopédistes vont critiquer
la société et ses valeurs. C'est le Paris des Lumières, ouvert aux idées
démocratiques. Une amélioration économique va provoquer un accroissement
de la population sous le règne de Louis XV.
Des réalisations architecturales
d'envergure avec la construction de quartiers ordonnancés vont voir le
jour, notamment l'Ecole Militaire et le futur Panthéon. L'architecture
parisienne, bien qu'au départ à finalité esthétique, va de plus en plus
remplir une fonction sociale, avec les marchés, les égouts, les théâtres
tel « l'Odéon », ce qui obligera les architectes à la repenser de façon
plus humaine. L'époque de Louis XVI et Louis XV marque le début de l'urbanisme
moderne.
LA
REVOLUTION DE 1789
Dans ce Paris en plein
bouleversement va éclater la révolution de 1789, dont Paris sera le théâtre
privilégié de maints évènements. La crise économique, la conscientiation
politique du peuple parisien par les philosophes, et la rancœur à
l'égard de la Monarchie qui a délaissé Paris plus d'une fois, sont autant
de raisons qui vont déclencher l'ire du peuple, entraîner la chute de
la monarchie avec la prise de la Bastille, et culminer avec la décapitation
du roi Louis XVI et de sa femme Marie - Antoinette.
Les Jacobins et Cordeliers
issus de clubs parisiens, vont s'approprier le pouvoir. Malgré les nouvelles
valeurs affichées de Liberté, Egalité, Fraternité, pour faire taire les
voies dissidentes et imposer une république encore chancellante, va s'imposer
le régime de répression connu sous le nom de La Terreur. Pour mener à
bien leur politique, ils vont entre autres centraliser le pouvoir à Paris,
renforçant ainsi une tendance française commencée sous Louis XIV, et qui
se poursuivra jusqu'au XIX ème siècle et sera amplifiée par la création
des réseaux de communication ferroviaires, l'exode rural et les révolutions
industrielles. Il faudra attendre la deuxième moitié du Xxème siècle pour
que s'amorce un timide mouvement de décentralisation.
La Terreur succombera
le 9 Thermidor An II, et sera suivie de régimes de compromis (Convention
Thermidorienne et Directoire).
Avec l'arrivée de
Bonaparte au pouvoir, le style architectural va changer avec l'apparition
du Néo - classicisme sous le Directoire puis de «l'égyptomanie », un style
inspiré de l'expédition de Bonaparte en Egypte.
LA
CAPITALE DE L'EMPIRE POST-NAPOLEONIEN
Le premier recensement
français de 1801 indique une augmentation de la population parisienne
et cela malgré les pertes subies sous la révolution (5 546 856 habitants),
grâce notamment à l'immigration provinciale, qui se concentrera dans le
secteur du textile.
Louis XVIII n'offrira
pas à Paris de grands changements architecturaux ou d'aménagements, mais
la construction privée connaîtra son essor, inspirée d'un style classique
mêlé au style antique (quartier de l'Europe et de Saint Georges)
La société parisienne
d'alors se caractérise par l'ascension sociale d'une bourgeoisie d'argent,
décrite par Balzac dans son œuvre la Comédie Humaine, triomphante
sous Louis Philippe, et qui coexiste avec une bourgeoisie plus modeste
composée de fonctionnaires. Le prolétariat constitue aussi une part importante
du peuple parisien, (65% des parisiens ne payent pas d'impôts et 80% des
morts vont à la fosse commune). Ce peuple misérable en proie à de violentes
épidémies(ils seront 44 000 victimes de l'épidémie de choléra de 1832),
vit dans les quartiers centraux. C'est d'ailleurs dans ces quartiers pauvres
de Paris que les mouvements d'opposition au régime vont se former jusqu'à
s'exprimer sous la forme de Révolutions (1830 et 1848). C'est aussi l'époque
du premier chemin de fer français, avec l'inauguration de la gare Saint
Lazare en 1837.
LE
PARIS D'HAUSSMAN
Bien qu'il y eut pendant
la période troublée de la révolution de 1848 une interruption des travaux
des voies de chemin de fer, le futur empereur Napoléon III (neveu de Napoléon
I) assura malgré tout la bonne continuité de ces travaux en s'entourant
entre autres du préfet de Paris, le Baron Haussman et de bons nombres
d'ingénieurs.
Des travaux de grande
envergure foisonneront en cette période (opéra Garnier) ainsi que la construction
de nouvelles gares et d'un réseau de circulation très important dans Paris.
Les trottoirs apparaîtront le long des voies publiques recouvertes d'asphalte,
ainsi que des réseaux d'égouts perfectionnés. Par ailleurs, la Cité fut
rasée puis transformée avec l'ajout du nouvel Hôtel Dieu et de la Préfecture
de police.
Le Louvre fut doublé
et des espaces verts seront aménagés un peu partout dans Paris (bois de
Vincennes, bois de Boulogne, parc Montsouris, squares, etc…).
L'expansion de Paris
(le nombre d'habitants double entre 1851 et 1871), son rayonnement intellectuel
et artistique (nombreuses expositions industrielles) et sa richesse économique
vont aller en s'accroissant jusqu'à la guerre de 1870 contre la Prusse
qui va stopper net cette prospérité entraînant avec elle désastres et
pauvreté.
DE
LA COMMUNE A LA GRANDE GUERRE
Cette guerre va se
traduire par une défaite du régime impérial face à la Prusse avec la capitulation
de Paris. Les parisiens se sentant abandonnés par leurs dirigeants vont
se soulever lors de l'insurrection du 18 Mars 1871 et vont se rendre maîtres
de la ville.
C'est la Commune,
gouvernement révolutionnaire qui va s'exprimer sous la forme d'une démocratie
directe dans une ville en état de siège et qui durera quelques semaines
avant d'être très durement réprimée par le gouvernement de la république
replié à Versailles (25 000 victimes dont beaucoup de femmes et d'enfants)
Paris va alors perdre
sous la III ème République son pouvoir politique gagné en 1789, au profit
de dirigeants provinciaux radicals - socialistes.
La capitale se remettra
difficilement de cette défaite politique et économique, tout en connaissant
une croissance importante de sa population, grâce à l'immigration venue
du Nord qui lui permettra d'atteindre près de trois millions d'habitants
en 1911. Une population qui augmentera plus particulièrement dans les
arrondissements périphériques.
Un réel souci d'un
confort égalitaire pour tous les parisiens va apparaître, créant dans
son sillage de nombreux aménagements comme la distribution de gaz et d'électricité,
l'évacuation des ordures ménagères, ou encore la construction de lycées
et d'écoles ainsi que d'hôpitaux. Par ailleurs le métro va naître de ce
même élan démocratique en 1900.
Cette époque florissante
est appelée La Belle Epoque, période pendant laquelle la population va
connaître une certaine euphorie qui se retrouvera dans une architecture
colorée, toujours à la recherche de nouveauté et de modernité. C'est l'époque
de l'Art nouveau, de Guimard, des expositions universelles, en 1889 se
construit la Tour Eiffel, en 1900 les Grand et Petit Palais, en 1937 le
Palais de Chaillot, et le Musée des Arts Africains et Océaniens pour l'exposition
coloniale de 1931.
En 1910, Paris va
connaître d'importantes inondations. Les années folles sont celles d'une
effervescence artistique qui confère à Paris sa réputation internationale
de capitale des arts.
LES
DEUX GUERRES MONDIALES
De nouveau, Paris
va connaître la guerre et ses désastres avec la guerre de 1914 - 1918.
L'après - guerre se révélera aussi très douloureux, avec une crise économique
et politique pendant laquelle les parisiens tenteront de reprendre le
pouvoir politique qu'ils avaient perdu.
Si la politique urbaine
ne va pas connaître l'essor de la Belle Epoque il n'en reste pas moins
que des efforts sont consentis vis à vis du peuple avec la création des
Habitations à Loyer Modéré et l'extension du métro à la banlieue proche.
L'apparition du béton va permettre la construction de grands blocs d'habitation
qui vont remplacer peu à peu l'habitat ancien et transformer le paysage
urbain parisien.
Lors de la Seconde
Guerre Mondiale, la France capitule et en Juin 1940, Paris est occupé
par les forces allemandes. De nouveau, la ville va connaître des années
de privations et des bombardements et cela pendant quatre ans. Durant
toutes ces années, sévissent des arrestations menées par la gestapo, de
très nombreuses déportations ainsi que des tortures et des exécutions
dans Paris. Dans le même temps, une résistance (armée de l'ombre) s'organise
et se développe autour de Jean Moulin (1943). La Résistance va aider Paris
à se libérer après le débarquement et l'offensive des Alliés en Normandie
(1944).
APRES
- GUERRE
Paris n'aura pas été
détruite par la guerre, et de nombreuses restaurations de monuments ainsi
que des travaux d'embellissement seront à l'ordre du jour dés les années
1960.
Paris va se développer
grâce à une politique de grands travaux concernant la ville et la banlieue.
Cette politique va entraîner, dans les dernières décennies, la construction
de l'Opéra Bastille, de la Bibliothèque Nationale, de la Grande Arche
de la Défense ou encore de la pyramide du Louvre.
Le Paris d'aujourd'hui,
vous le constaterez lors de votre visite, est le légat de tous ces évènements
et bien d'autres que nous avons pas eu la place de rappeller ici.
C'est indubitablement
une ville d'une étonnante et riche culture, débordante de vitalité.
Le Paris romantique
de la fin du XIXème siècle, de la Belle Epoque, n'est plus, pas plus que
celui de l'élite intellectuelle des années 50 et 60. Fruit de l'immigration
des années 60 à 90, c'est aujourd'hui une ville très fortement multiraciale
et multiculturelle, qui a dans l'ensemble bien réussi l'intégration de
l'ancien et du nouveau, et est dynamiquement ancrée dans le nouveau millénaire.
Mais le visiteur ne
sera pas déçu, car il verra dans l'architecture, dans le mode de vie,
dans l'atmosphère des quartiers, tout le passé et les traditions qui ont
rendus la ville célèbre… il reste encore beaucoup de « titis parisiens
» !!!
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